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Tout d'abord, on fabrique à partir de l'original un cliché diapositif demi-ton de même dimension que l'image finale. 2) Insolation du papier gélatiné Sous lumière ultra-violette, un tirage contact sera effectué sur un papier gélatiné spécial. Ce papier a été préalablement sensibilisé en l'immergeant dans une solution de bichromate de potassium puis séché. L'action de la lumière UV a durci la gélatine du papier proportionnellement à l'exposition reçue. En fait, il y a 2 procédés pour recouvrir la plaque d'un principe photo-sensible: le coulage direct de la gélatine sur le cuivre ou l'utilisation de papier gélatiné. Seul ce dernier procédé est décrit ici. 3) Préparation de la planche et grainage La plaque de cuivre (planche) est d'abord soigneusement dégraissée. Ensuite on la graine.Cette opération de grainage consiste, en utilisant une boîte à grains, à recouvrir la plaque d'un fin nuage de colophane aux grains très petits. Vient ensuite la cuisson qui, sous un réchaud à gaz, fait refondre les grains en des gouttelettes minuscules qui adhèrent fortement à la gélatine et la protègeront localement contre l'attaque des acides. 4) Transfert Le papier gélatiné est immergé dans l'eau et mis en contact avec la plaque de cuivre (ou planche) qui a auparavant subi un nettoyage et dégraissage soigneux. On retire très vite l'ensemble hors de l'eau et on essore avec une raclette. Par ses propriétés hygroscopiques, la gélatine a tendance a adhérer fortement au cuivre. 5) Dépouillement Cet ensemble est ensuite immergé dans de l'eau à 40°C. La gélatine non insolée fond alors, ce qui permet de séparer le support papier. Par agitation, on dissout peu à peu la gélatine non insolée et l'on voit apparaître sur la planche la gélatine durcie reproduisant le négatif du cliché: les zones claires (faible couche de gélatine) correspondent aux parties foncées du cliché et vice et versa. A la fin du dépouillement, la plaque maintenant gélatinée est séchée à l'air libre. Elle est alors extrêmement sensible aux variations d'environnement (température et humidité) et doit être manipulée avec beaucoup de précautions. 6) Attaque à l'acide On immerge la planche dans une cuvette contenant du perchlorure de fer. Une fois lancée, cette opération ne peut plus être stoppée jusqu'au rinçage final. On suit à l'oeil la progression de l'attaque en surveillant le noircissement; quand celui-ci ralentit, on change alors le mordant par un mordant moins dense (plus dilué) qui procurera une attaque moins profonde mais se propagera vers les parties denses de la gélatine. 7) Nettoyage La plaque est ensuite nettoyée de son vernis puis de la gélatine. Si elle est réussie, on la recouvrira par galvanoplastie d'une mince couche d'acier pour la durcir et permettre de plus nombreux tirages. 8) Encrage Comme dans tous les procédés taille-douce, la plaque est ensuite encrée au rouleau avec des mélanges d'encres grasses propres à la gravure. 9) Essuyage L'encre en surface est alors essuyée pour ne laisser encrées que les tailles (creux correspondant aux noirs de l'image). L'essuyage constitue un tour de main qui demande une longue et quotidienne pratique. 10) Tirage Un papier spécial pour la gravure est alors placé, humidifié, sur la planche préalablement positionnée sur la table de la presse. Le tout passe entre les rouleaux dont la pression va permettre au papier d'aller chercher l'encre jusqu'au fond des tailles. Ce travail nécessite une presse taille-douce d'excellente qualité pour restituer toutes les finesses de la planche. Quand le tirage sort de la presse, il doit être séché plusieurs jours entre des buvards sous pression, pour finalement obtenir un tirage bien plat. |
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